Durant l'une de mes longues absences estivales (façon élégante et métaphorique de dire que, cet été, le blog a tourné au ralenti et que j'ai eu envie d'écrire comme de boire un thé brûlant sur la plage à 14h), j'ai fêté mes 27 ans. C'était le 6 juillet dernier et ne vous inquiétez pas d'avoir loupé la chose; malheureusement, ce jour n'a pas encore été déclaré jour férié et des feux d'artifices ne sont pas encore tirés en mon honneur à travers tout le pays. J'me demande bien pourquoi d'ailleurs. D'autant plus que j'adore les feux d'artifices.

Bref, à l'occasion de ce jour mémorable de la naissance de moi-même, l'ami Sepho m'a envoyé un cadal (un cadal, des cadeaux). Et même que le cadal en question était un bon pour épilation offerte au Brown Bar Benefit. Vu comment j'avais envie de le tester depuis longtemps, ça m'a mis toute jouasse et je me suis dis que l'aventure mériterait bien quelques photos et un petit article. (Ouais, quand je me fais épiler les sourcils, j'appelle ça une "aventure", vous imaginez le niveau d'emmerdement du reste de ma vie).

 

Avant de commencer, j'vais vous parler sourcils. Des miens bien sûr (sauf si vous insistez pour une rétrospective de la symbolique du sourcil a travers les âges... Non ? Sûres ?).

 

Mes sourcils, je les ai découvert vers 13 ans. Faut croire qu'un jour, entre deux boutons d'acné, j'ai vu un truc poilu et que je me suis brusquement demandé ce que c'était. J'avoue que je n'ai pas de souvenir du sourcil pré-épilatoire puisque, ce jour-là, je me suis empressée de me saisir d'une pince à épiler et de ratiboiser le pauvre sourcil innocent. C'est comme ça qu'armée d'une pince à épiler, d'une copine gloussante et des pages beauté de Ok Podium, j'ai transformé mon visage selon la technique bien connu du "du sourcil arqué aussi fin qu'un trait de crayon".

Manque de bol, la technique en question m'a duré longtemps. Et j'ai ainsi passé une grande partie de ma vie avec un regard de clown triste et des sourcils trop fins et trop hauts qui me faisaient paraîtrent perpétuellement étonnée. Ca fait beaucoup de mots pour dire que c'était moche et que j'avais l'air con. Pis ça me faisait des grosses joues. J'vous laisse imaginer le jour où, en plus, je me suis faite opérée des dents de sagesses...

 

Vers 20 ans, j'ai fini par me rendre de la mochitude de la chose. Oui mais voilà, c'était trop tard. Le sourcil opprimé avait décidé de se venger : j'avais beau essayer de laisser repousser, j'avais des gros trous de pilosité. Du coup, j'étais obligée de me maquiller les sourcils tous les matins... Avec un résultat mitigé qui donnait l'impression que j'avais des décalcomanis collés sur la gueule... Faut dire que, suite à ma teinture brune, je trouvais parfois plus simple de tracer mes sourcils à l'eye liner... Ouais, je sais. J'vous jure que, chez moi, le bon goût c'était pas de naissance (et quand je vous posterai le prochain make up, ça se confirmera).

 

A 22 ans, j'ai rencontré à la salle de sport une gentille esthéticienne qui, émue par mon embarras (bah oui, quand tu fais du sport, tu transpires. Quand tu transpires, tu t'essuis le front. Et tu te retrouves avec un sourcil en moins et du crayon partout) et appâtée par le gain, me proposa de me tatouer les sourcils.

 

300 € plus tard, j'avais deux sourcils tous beaux et j'étais la plus heureuse.


Oui mais... 5 ans plus tard, le tatouage commence à se faire la malle et le sourcil ne correspond pas tout à fait à ce que je voudrais. Pas assez présent, pas assez épais, pas assez foncé... pas assez contente, moi.

D'où tout l'intêret pour moi de tester le Brown Bar : j'me suis dis que j'allais laisser une vraie professionnelle décider du sort de ma pilosité faciale vu mon incapacité personnelle à faire face à ces quelques poils sur mes arcades.

 

Donc, j'ai appelé pour prendre rdv. Et, volontairement, je l'ai pris 3 semaines plus tard afin de bien laisser pousser les sourcils et que la gentille dame du Brown Bar ai de la matière pour changer la forme.

 

Honnêtement, 3 semaines, j'ai vécu l'enfer. L'enfer sourciliaire. Ca a poussé dans tous les sens, c'était impossible à cacher et le Sicilien ne faisait que de se foutre de ma gueule... J'ai dû le menacer d'une épilation nocturne surprise pour pouvoir être tranquille. Avec mes deux sourcils immondes qu'on aurait dit des chenilles posées au-dessus de mes yeux. Des chenilles grasses et duveteuses, celles qui filent de l'urticaire, vous voyez ? Con, c'était long.

 

Le jour du rdv, j'y suis allée pleine d'entrain : honnêtement, elle pouvait bien me faire ce qu'elle voulait mais tant qu'il y aurait moins de poils qu'à l'arrivée... Je serais satsifaite.

 

Comment ça se passe ?

La gentille dame m'a faite asseoir dans le coin Brown Bar et elle m'a expliqué les différentes prestations proposées et comment elle allait déterminer la forme de mon sourcil. Puis c'est allé tout vite : hop hop, étalage de cire. Hop hop arrachage de poils. Hop hop, étalage de cire. Hop hop arrachage de poils. Hop hop, étalage de cire. Hop hop arrachage de poils. Finition à la pince pour les poils récalcitrants (à moooooort !) Après, elle te maquille les sourcils avec le Brown Kit (que j'aime d'amour) et elle te fait voir comment t'es belle. Pendant la prestation, on a papoté de Benefit, de mes produits préférés, de comment j'avais découvert la marque, ettouça. J'ai repris rdv 5 semaines plus tard pour l'entretien.

 

Mon avis (éclairé ?)

J'ai trouvé que c'était rapide, heure du rdv bien respectée et que la demoiselle était très pro. Par contre, je ne suis pas fan des gens qui te regarde comme une bête curieuse pendant que t'as la figure toute pleine de cire. A 21 € l'épilation, je trouve ça relativement cher mais c'est vrai qu'on ressort nickel avec des sourcils parfaits. D'un autre côté, je n'ai jamais testé l'épilation sourcil ailleurs alors je ne sais pas si la qualité du travail au Brown Bar justifie l'écart de prix. Petite précision quand même : normalement l'épilation est accompagnée d'une mise en beauté des yeux ou du teint mais comme j'étais déjà maquillée et un peu pressée, je n'en ai pas profité cette fois.

 

Et comme une photo vaut mille mots... L'avant / après

AVANT

Sourcils moches et pleins de poils avec tatouage qui s'efface et vire au roux
(oui oui les deux en même temps, la classe à Dallas).

P1000884

 

P1000892

 

APRES

Sourcils made in Brown Bar. Je passe mon temps à les mater dans le miroir de la voiture,
les vitrines et la porte du micro-onde.

 

P1000897

 

P1000902

 

P1000899

 

P1000900