Le Syndrome de la Femme au Foyer
Con, les filles, je suis en train de me transformer en caricature de femme au foyer. Avant de pousser de hauts cris (ne vous fatiguez pas, ils ne traverseront pas les réseaux technologiques de l'Internet Mondial donc vous avez peu de chances de réussir à me péter les tympans), je tenais à dire que je n'ai jamais eu d'aversion pour les femmes au foyer. J'ai toujours considéré que c'était un travail à plein temps de faire marcher une maison.
Le souci, c'est que depuis que je suis à la maison, la perfection ménagère est en train de parasiter mon cerveau mono-neuronal de fille anxieuse.
En gros, ça veut dire que je me transforme en Bree Vandekamp. Les perles et le serre-tête en moins. Faut pas déconner non plus. C'est pas parce que le col Claudine revient en force dans les blogs mode que ce genre de petite chose ringarde est portable. Et non.
Quitte à vivre ma vie de Desperate Housewife, je n'aurais pas cracher sur le fait de me transformer en Gaby. Bah oui, j'aurais les cheveux qui se seraient allongés de 30 cm, un sourire Email Diamant et une femme de ménage pour les petites tâches désagréables du quotidien. En plus, Eva Longoria est une mini pouce et moi aussi; alors, ne venez pas me dire que je n'avais le potentiel hein.
Pour les deux autres par contre, c'était mort :
* Susan ne sait pas faire la cuisine et vit dans un joyeux bordel. Si elle habitait avec le Sicilien, il aurait vite fait de lui demander ce qu'elle peut bien foutre de ses journées, en rentrant du boulot le soir.
* Et Lynette... Bah elle a 5 enfants et moi, j'ai une grande affection pour ma plaquette de pilule. Donc...
Bref, je m'égare, je m'éloigne, je me perds. Recentrons (où l'art de se prendre pour un chien de berger).
Je suis donc atteinte d'une forme aïgue du syndrome de la femme au foyer. Et, je me fais beaucoup rire (ouais mais avec du recul hein. Donc pas de suite. Au moment où le syndrome s'empare de moi, je suis très sérieuse. Et d'autant plus ridicule).
Petit florilège de ce que subit le Sicilien (heureusement, il garde le sourire, ça doit venir du fait qu'il adore se foutre de ma gueule).
"T'as vu chéri, j'ai nettoyé tous les joints de la salle de bain ! Même que j'ai emprunté l'appareil à vapeur de ma mère pour le faire !" Non mais sérieux, LES JOINTS de la salle de bain ! J'attendais quoi là, un bon point ???
"Chériiiiiiiii, à taaaaable ! ... Viens maintenant, ça va refroidir. ... Allez chéri, j'ai fais la cuisine et après ça sera froid" Avec le recul, je me demande... mais qu'est-ce qu'il y aurait de grave dans le fait qu'il mange froid ??? Et puis, ce n'est pas comme si on n'avait pas de micro-ondes pour faire réchauffer.
D'ailleurs... "Chéri, tu penseras à mettre le truc en plastique par dessus ton assiette quand tu fais réchauffer ? Après, le micro-ondes est tout dégueu sinon".
"Chéri, pense à baisser le chauffage du salon quand tu monteras te coucher".
"Chéri, tu veux bien rentrer l'étendage pour qu'il ne prenne pas l'humidité de la nuit ?"
"Chéri, tu penseras à mettre ton linge sale à la panière ?"
"Chéri, tu pourras enlever tes chaussures ? J'ai fait les sols"
Pffffff faut que je me détende. Heureusement qu'on en rigole avec le Sicilien mais je me fatigue à moi-même. Le truc, c'est que j'ai peur que le Sicilien me prenne pour une feignasse si j'en fais moins. Du coup, j'essaie de tout bien faire.
Mais quand même, je commence à ressembler à Tatie Danielle. va falloir faire quelque chose avant d'avoir des verrues qui poussent et des poils de nez qui dépassent.
J'envisage un maraboutage, une séance d'hypnose ou un exorcisme... D'autres suggestions ?
Quand l'Amitié fait mal... Ou se fait la Malle
Il y a 12 ans, j'ai rencontré The Best One. Sous ce sobriquet tout droit sorti d'une phase pré-pubère adoratrice de Justin Bieber, je désigne ma meilleure amie. Celle qui a toujours été là toutes ces années, celle avec qui j'ai des délires intemporels, celle a qui j'ai toujours pu tout dire.
La vie ne m'a jamais parue vide parce que j'ai toujours su que The Best One était là, derrière moi, prête à me rattraper au vol quand je tombais. Et je dois avouer que je suis une grande adepte de la chûte libre sentimentale. Du saut en parachute amoureux (avec grosse tendance à oublier le parachute). Bref, au fil des ans, The Best One est passée experte dans l'art du passage de mouchoirs, du câlin réconfortant et de la blague ironique sur les-mecs-tous-des-salauds.
Ca fait cliché dit comme ça mais The Best One est comme ma soeur (d'un autre côté, elle se retrouve déjà estampillée d'un surnom 14 ans d'âge alors ce genre de banalité reste dans le ton). Une soeur en mieux, parce que choisie.
Quand on pense que tout a commencé il y a 12 ans, le jour de la rentrée, dans une salle de classe où nous nous étions retrouvée assise côte à côte par un "J'adore ton T-shirt"... La Vie nous réserve parfois de drôles de surprises. Surtout quand je me souviens que je n'aimais pas vraiment son T-shirt mais que lui dire "Je te trouve très jolie" aurait pu jeter une certaine ambiguité sur mes intentions.
Je pensais qu'on allait tout traverser, qu'on se marierait côte à côte, que nos gosses joueraient ensemble... Ouais, je me croyais dans un téléfilm américain. Mais j'y croyais dur comme fer.
Maintenant, j'ai l'impression que tout est en train de se casser la gueule.
(avec la petite image culcul qui va bien. D'ailleurs, je vous invite à taper "amitié" dans google images,
un temple du bon goût à base de bébés, chatons, fées et couleurs criardes)
The Best One déteste le Sicilien. Genre vraiment. Elle trouve que c'est quelqu'un qui ne vaut rien, qui ne me mérite donc pas, qui n'est ni beau ni intelligent ni intéressant. En gros, pour elle, je vis avec Mister Hyde.
A la base, le fait qu'elle ne l'aime pas ne me posais pas vraiment de problème. Ca ne l'empêchait pas de m'aimer, moi. Sauf que son animosité se voit. Beaucoup.
Tout a commencé quand le Sicilien m'a quitté au bout de 4 mois de relation parce qu'il ne se sentait pas prêt à se mettre en couple. Comme toujours, The Best One a été là pour ramasser à la petite cuillère moi, mon petit coeur brisé et mon nez tout morveux.
15 jours après, je me remettais avec le Sicilien. Prendre un peu de temps pour réfléchir et être sûr d'être avec la bonne personne ne me semblait pas insensé, même si ça m'avait fait de la peine. Mais The Best One ne l'a pas vu comme ça. Et elle me l'a expliqué clairement : " si tu te remets avec lui, ne viens pas me voir s'il te quitte à nouveau. Ca me bouleverse trop de voir dans quel état de tristesse tut te mets pour le reprendre quand même après".
Là, je m'étais dis que si elle avait envie de pleurer 10 ans à cause du même mec, je ne lui aurais jamais dis ça. J'aurais été là à chaque fois. Sauf qu'elle a plus de bon sens que moi donc je doute que ça arrive.
Donc, le Sicilien et moi, nous sommes restés ensemble mais tout n'a pas été rose. On a eu besoin de beaucoup de temps pour s'habituer à nos caractères respectifs. Avant de s'apprivoiser, il y a eu des colères, des cris et des larmes (même là, on est complémentaires : lui, il gueule et moi, je chouine). Quand ça n'allait pas, j'appelais The Best One, comme toujours. Je ne me rendais pas compte qu'elle finirait par le détester. Je pensais qu'elle prennait ma défense mais qu'elle serait heureuse si on arrivait à être heureux tous les deux.
Quand les choses se sont arrangées entre le Sicilien et moi, j'ai essayé de lui en parler. Mais elle ne s'est pas réjouie, non.
Maintenant, on en est là :
- quand le Sicilien fait quelque chose qui me fait de la peine, c'est un gros connard et je suis idiote de rester avec.
- quand il fait quelque chose qui me fait plaisir, c'est pour mieux m'embobiner et me soumettre à sa volonté.
Pour The Best One, dans mon couple, je suis une opprimée qui n'ose jamais rien dire, qui se laisse complètement écraser par un mec qui ne l'aime pas et qui reste avec elle pour le confort d'une relation avec une fille pas chiante. Je ne l'ai pas inventé, elle me l'a dis. Textuellement (mais en plusieurs fois, là j'ai fais un condensé).
A la pizzéria où on travaille ensemble, si je dis que je suis heureuse de vivre en couple, elle marmone "tant que ça dure".
Le Sicilien m'a préparé le repas ? "Il peut bien faire des efforts de temps en temps, non ?"
Le Sicilien s'est fait très élégant pour m'accompagner à une soirée ? "C'est pas comme si ça allait le rendre assez beau pour toi".
J'annule un apéro-fille ? "Ca y est, c'est le Sicilien qui a décidé que tu ne pouvais pas y aller".
Les réflexions sont permanentes. Et quand j'essaie de lui dire qu'il est gentil et attentionné (bien que colérique avec un sale caractère) , elle prend l'air sceptique comme si je mentais pour le défendre.
Résultat ? Je ne la vois plus, je ne l'appelle plus, je ne lui raconte plus rien. Et je me sens seule. Et triste.
Ma gueunon, je ne sais pas si tu me lis mais tu me manques.
Le Bonheur de Rester au Lit le Matin. Ou Pas.
Depuis un peu plus d'une semaine, je suis au chômage. Ca faisait 2 an et demi que ça ne m'était pas arrivé et, si on croit les chiffres du chomdu chez les jeunes, je peux me considérer comme une super héroïne. Ou quasiment. Ou carrément.
En plus, je ne suis pas encore officiellement chômeuse : je réalise à la maison ma période de préavis pré-prise d'effet de ma rupture conventionnelle de contrat. C'est beau les mots.
En vrai, ça veut dire que Boss Taré préfère gaspiller l'argent de l'entreprise à me laisser chez moi pour mon dernier mois obligatoire plutôt que me faire venir dans les locaux pour que je lui fasse gagner encore encore un peu de fric. (Cette phrase était d'une longueur sans fin, j'adresse mes excuses personnelles aux grands dieux de la syntaxe). Cet homme ? abruti ? fou furieux ? est une source d'admiration éternelle pour moi.
Du coup, j'en avais conclu que je pourrais faire des grasses mat sans culpabiliser et traîner en pyjama devant les téléfilms de M6. Oui, j'ai des rêves existentiels super évolués.
Ah oui, j'ai entrevu également la délicieuse possiblité de faire mon shampoing l'après-midi et avoir tout le temps de me lisser les cheveux ensuite (j'ai le poil capillaire crépu, le forcer à être lisse prend énormément de temps). Je m'épate d'ambitions.
Bref, j'ai déroulé dans ma tête un long défilé de moments de glande intense, tous autorisés par la phrase magique "De toutes façons, je ne peux pas retravailler avant un mois, je suis encore sous contrat avec Boss Taré". Hmmmm j'adore.
Ouais. Sauf que.
Le Sicilien emménage chez moi et j'ai donc dû trier et ranger l'intégralité de mes affaires pour lui faire de la place. Le Sicilien a chopé la crève et me l'a gentillement refilée. Le Sicilien est un homme, qui travaille beaucoup de surcroît, et mange donc un vrai repas le soir.
Je fais donc des grasses mat fiévreuses avec un paquet de mouchoirs, dans une chambre qui sent le spray à l'eucalyptus.
Je traîne en pyjama au milieu de piles de trucs à ranger / jeter / utiliser / remettre dans un coin / donner avec le téléfilm de la Six en fond sonore (malheureusement, mon cerveau shooté au sirop contre la toux ne comprend pas l'intrigue. Oui, mon sirop est très efficace).
Je me torture l'esprit avec deux questions récurrentes : que dois-je mettre dans mon caddy ? Et, avec tout ça, qu'est-ce que je fais à manger ce soir ? Il paraît qu'une brique de soupe et un yaourt ne suffisent pas à un homme de 25 ans. Moi, je dis que le concept de l'entrée - plat - dessert a été inventé pour m'emmerder. Si si, c'est un complot. J'en suis sûre.
Enfin, bienvenue dans ma vie de presque-chômeuse-pas-encore-glandeuse. Et le lavage de cheveux longue durée ? Oh beh, j'essairais de le caser entre deux cartons, un pshit à l'eucalyptus et un saut au supermarché.
Ou alors, je les garderai sales. Ce sera mon acte de paresse personnel.
Les P'tits Bonheurs (édition 4)
Ca y est, j'ai réussi à me détendre un peu, l'emménagement du Sicilien est quasi fini. Enfin, pas du tout en vrai mais j'ai fait ma part : j'ai trié et rangé toutes mes affaires pour lui faire de la place. Après, il faut juste que lui finisse par ammener ses affaires autrement qu'au compte goutte... Je crois que je serai encore en train de vous parler de l'avancée des choses la semaine prochaine !
LUNDI
Avoir réussi à monter l'énoooorme meuble (sujet du post précédent) toute seule.
MARDI
Une soirée avec des amis du Sicilien à la maison, la première fois que l'on invitait "chez nous" ! Bon, il y a un de ces potes qui mange comme un ogre et, du coup, je n'avais pas assez fait à manger mais on a bien rit !
MERCREDI
Mon chéri qui a été malade et qui est donc resté à la maison toute la journée. Un dimanche en pleine semaine !
Un petit repas au resto chinois le soir par flemme de faire à manger. Hmmmmmm
JEUDI
Couette et télé toute la journée avec Bestiole Adorée dans mes bras... bon j'étais malade à mon tour et ça, c'était moins cool.
VENDREDI
Remplacer le Sicilien pour le service du midi au resto où il travaille. Je n'aimerais pas retravailler en restauration tous les jours mais un service de temps en temps... ça fait du bien !
Regarder l'Apprentie Sorcière de Disney, que j'ai déniché en dvd il y a quelques jours. Plus de 10 ans que je ne l'avais pas vu ! Et le Sicilien a bien rigolé en m'entendant chanter toutes les chansons d'une voix de fausset !
SAMEDI
Manger le pot-au-feu de ma maman avec mes parents.
Avoir fait le ménage de l'appart à fond. Ouais, même les joints de la salle de bain. Et même l'intérieur du lave-vaisselle.
Réussir à dormir sans m'étouffer pour la première fois depuis 3 jours.
DIMANCHE
Avoir fait des muffins avec mon chéri.
Une énorme dispute finie en éclats de rire. Je crois que le chômage me tape sur les nerfs... Et j'ai des reproches à la Desperate Housewife des fois. Pffff
Ramener les pizzas et les manger devant la télé.
Et vous mes lectrices de mon coeur, des petits bonheurs ces derniers temps ?
Appelez Moi McGyver (si si, J'insiste)
Je suis une fille pleine de ressources. Ouais. Genre une super guerrière de la vie moderne, une aventurière des causes perdues, une indécrotable optimiste des situations désespérées. Et, pour le prouver, j'ai vécu il y a 3 jours une folle épopée : j'ai acheté un meuble à Conforama.
Par contre, soyez gentilles, ne m'inscrivez pas à Koh Lanta : je ne peux pas survivre avec du sable qui gratte dans mon maillot de bain, sans mes cigarettes et sans épilation.
Bon venez, je vous emmène avec moi pour un retour sur image, prenez votre guide des Castors Juniors et des antidépresseurs.
9h05. Je me réveille toute frétillante : aujourd'hui je vais acheter nos nouvelles commodes. Et oui, avec l'arrivée du Sicilien, il faut multiplier les rangements. Donc, on a repéré à Alinéa deux jolies commodes. En solde. Bonne maison.
10h20. Arrivée au rayon commodes chez Alinéa.
10h22. Euuuuh, elles sont où NOS commodes ?
10h23. Bonjour Gentil Monsieur Alinéa, dites, elles sont où NOS commodes ??? Comment ça, elles sont encore là mais la réduction est finie ??? J'ai une tête à les acheter 140 € l'une au lieu de 60 € comme prévu ???
10h31. Coup de fil au Sicilien pour l'informer du souci. Il me répond de trouver autre chose et qu'il me fait confiance. Le Sicilien est adorable... et moi, je suis dans la merde.
10h35. Sortie d'Alinéa. Sans meubles, avec mauvaise humeur.
10h47. Passage chez But. Tout est moche.
11h08. Passage chez Ikéa... Non, en fait, j'ai trouvé qu'il y avait déjà bien trop de chariottes dans le parking alors je ne me suis même pas garée. Fuck off la Suède.
11h26. J'arrive chez Conforama.
11h30. Oh ! Un joli meuble !
11h31. Oh ! Un autre !
11h32. Et merde.
11h33. J'hésite.
11h36. J'hésite toujours.
11h38. "Trois petits cochons, pendus au plafond..."
11h42. Pffff fais chier.
11h53. Allez hop ! Celui là !
11h59. J'ai payé, maintenant il faut réussir à faire rentrer le meuble dans ma mini voiture.
12h05. Bon, les cartons prennent une place folle mais si je me penche à 45° avec la tête tournée à 75° dans l'autre sens, j'arrive à conduire.
12h21. Ah chiotte, je n'arrive pas à sortir les cartons de la voiture. Mais quelle idée que ce soit si lourd aussi !
12h23. Bonjour Gentil Voisin qui me draguait il y a quelque temps, ceci ne sont pas des avances mais pourrais-tu m'aider à sortir de la voiture mon meuble qui pèse un âne mort ?
12h27. Merci Gentil Voisin ! Je traîne les cartons par terre de la terrasse au salon.
12h30. Bon, comment je monte tout ça à l'étage, moi ?
12h32. J'ouvre les cartons et je monte l'ecalier avec les pièces détachées.
12h38. Il y a beaucoup de pièces.
12h54. Déballage de la notice. Ils conseillent de répertorier toutes les planches, toutes les vis, etc...
13h08. Sans déconner, quand il y a 2 mm de différence entre deux vis, je ne peux VRAIMENT PAS considérer que c'est les mêmes ?
13h17. Tout est trié, rangé, étiqueté. Je peux attaquer le montage. La notice annonce 2h.
13h38. J"ai faim. Bon, il y en a pour 2h alors je mangerai quand j'aurai fini.
14h27. Connasse de vis, veux-tu bien entrer droite dans cette connasse de planche ?
14h58. Plus de batterie pour la visseuse, j'attaque au tournevis pendant que ça charge.
15h32. Laquelle c'est la planche numéro 12, hein ???
15h35. Putain de post-its qui s'envolent avec les numéros marqués dessus !!!
15h37. Ah, c'est celle-là la planche numéro 12 ! J'étais assise dessus.
16h04. Je devrais déjà avoir fini. Et j'ai toujours faim en plus.
16h26. Hmmmmm des tartines de confiture ! Ah non, faut finir d'abord.
17h08. J'en ai marre.
17h31. Mais visse, bordel de con de truc ! T'es visseuse ou t'es pas une visseuse ? Alors, visse !!!!
17h48. J'ai une crampe à la main. Et j'ai mal au dos. Et aux bras.
17h59. J'ai finiiiiiiiiii ! Ouais ! Ouais ! Ouais ! Danse de la joie et amour sur la terre !
J'ai donc mis 4h30 à monter un meuble. Qui, paraît-il, était montable en 2h. Mais il est très réussi, tout bien droit, avec des portes qui ferment nickel. Même le tiroir s'ouvre, c'est dire ! Et le Sicilien m'a félicité.
Par contre, quand il m'a suggéré de faire l'amour dessus, j'ai été catégorique : j'ai refusé. Pour qu'il y ai une vis qui se fasse la malle, merci bien !
hein qu'il est beaaaaau mon meuble !
Merveilles de Langue Française et Autres Raisonnements Alambiqués
Bon, j'ai bientôt fini mes jours dans cette prison-bureau où je suis sous la garde rapprochée de Boss Taré.
Au début, ça m'a gonflé de perdre mon boulot pour rien. Surtout pour rien. Mais maintenant, j'ai atteint un taux de je-m'emmerde-je-veux-me-barrer optimal. J'ai bouclé mes dossiers, j'ai tout transmis à Meilleure Amie Bis (qui, j'en suis sûre, remercie intérieurement Boss Taré pour cette agréable surchage de travail qui va égayer ses journées) et, à présent, je me glande consciencieusement 7h par jour derrière mon ordi. Faut pas pousser hein, je ne vais pas m'investir sur les derniers jours. De toutes façons, je me suis investie pendant un an pour le résultat que vous savez, donc...
Du coup, j'ai envie de partir. Du coup, j'étais sûre que je n'allais rien regretter, que rien n'allait me manquer.
Que nenni, petite présomptueuse que je suis !
Il y a une chose que j'avais sous-estimée. Une chose qui me remontait le moral pendant les moments difficiles. Une chose qui me faisait chaud au coeur. Une chose qui arrivait toujours à déclencher chez moi un rire (plus ou moins) intérieur...
J'ai nommé la pratique hasardeuse du français par Boss Taré. Morceaux choisis :
"Je finis de t'expliquer et je te laisse retourner à tes esgourdes". Ca voulait dire qu'il me laissait retourner à mes occupations. Faut dire que j'aurais eu du mal à retourner à mes oreilles, hein puisqu'elles me suivent partout, placées de chaque côté de ma tête.
"Il faut en prendre soin, comme à des petits pains." Vous imaginez, si vous ne preniez pas soin des petits pains, hein ? Et bien, vous n'auriez plus que la prunelle de vos yeux pour pleurer. Et ouais.
"Les produits complémentarisés de la gamme". Non, n'insistez pas, vous voyez bien que vous ne saurez pas ce qui est complémentaire aux produits, non ?
"Qui peut le plus peut le moins, comme pour les omelettes". Ne me demandez pas la signification de celle-ci, je cherche encore. Mais, comme pour les omelettes, il est rare que Boss Taré fasse une phrase sans casser des oeufs.
A Meilleure Amie Bis, qu'il appelait sur son portable durant son après-midi de congé "Excuse moi de te molester...". La prochaine fois qu'il me dérangera, je le molesterai, ça lui en apprendra peut-être la définition.
Parfois, à ma grande joie, Boss Taré se risquait à des raisonnements d'une profondeur philosophique insoupçonnée.
"Un être d'amour rayonne de la lumière". J'aurais dû penser à lui coller une margurite dans les cheveux et un joint dans la main, ça l'aurait peut être remis en phase avec son Lui intérieur.
"Non, mais j'ai rien contre les homos moi, mais quand même pas dans la rue... Je ne sais pas moi, ils pourraient se cacher, non ?" Bah en fait, non. Mais si tu as d'autres questions homophobes, n'hésite pas à faire appel à moi hein.
"Les emails et la technologie moderne pourrissent le monde des êtres hûmains". C'est sûr qu'au Pays des Petits Poneys, ils s'en cognent. Sur la planete des Chevaliers du Zodiaque aussi.
"Je ne dois pas te dire de faire les choses, tu dois faire ce qu'il faut faire et que je ne dis pas comme si je te le disais". ..... Serai-ce là la vraie raison de mon licenciement ? Humhum
"Non mais j'ai tout compris, le nouveau commercial ne veut pas se montrer sur Skype parce qu'il est noir... Remarque je le comprend". Tolérance / ouverture d'esprit / paix dans le monde. Euh sinon, c'est pas un peu illégal ce genre de paroles ?
Enfin, je garderai un pincement ému dans mon coeur pour les expressions très personnelles de Boss Taré. Lesquelles m'en apprenaient beaucoup sur sa complexe personnalité, scientifiquement appelée : je-suis-frustré-car-je-n'ai-pas-fourré-ma-nouille-depuis-des-mois.
"Il faut connaître la couleur de son slip" : s'utilise dans le cas où l'entreprise voudrait mieux connaître un éventuel futur collaborateur.
"Tu n'as qu'à violer la standardiste" : en mission de prospection, action de réussir à passer le barrage du standard d'une entreprise.
"se branler le cul" : action de ne pas avoir d'action. Synonyme de glander, ne rien foutre, se tourner les pouces.
"quelqu'un qui n'a plus de pile dans son gode" : état d'énervement non expliqué d'une personne
J'avoue donc que ces petits moments de poésie linguistique me manqueront... Heureusement, Meilleure Amie Bis a promis de me les noter après mon départ pour que je continue à en profiter !
Les P'Tits Bonheurs (édition 3)
Tadaaaam ! C'est lundi et qui dit lundi, dit p'tits bonheurs de la semaine précédente.
Bon, qui dit lundi, dit aussi Boss Taré devant mes yeux toute la journée (douleur), réveil qui sonne trop tôt à mon goût le matin (re-douleur), voiture où tu te les caille en attendant que le chauffage chauffe (re-re-douleur) et plat tout prêt à midi parce que je n'ai pas eu le temps de me faire à manger (re-re-re-douleur).
Bon, en vrai je blague, je ne me fais JAMAIS à manger pour apporter au bureau. Non, parce que moi j'ai une maman qui vit à 4 min de chez moi et, tous les soirs, je récupère un tupperware pour mon déjeuner du lendemain. Ca fout la pression d'ailleurs parce qu'avec une Madame Mère au top comme ça, je suis sûre que je n'aurai jamais le niveau quand j'aurai des gniards. Et en plus, je doute que Madame Mère continue à me faire mon manger-pour-la-pause-dej-au-travail quand je serai moi-même une Madame Mère... Pffff ça ne me rend pas pressée de la maternité tout ça.
Enfin bref, parlons donc petits bonheurs avant que mon "Cabillaud sauce citron et riz aux légumes" de chez Marie ne me reste sur l'estomac. Au cas où vous vous demanderiez, 297 kal la portion. Et choisissez de préférence du poisson pour les plats sous vide parce que la viande... bah elle mériterait un article à elle tout seule. Et pas une apologie de fou avec conseils d'achat hein.
LUNDI
* J'ai kiffé la méga engueulade entre moi et le Boss Taré en réunion de début de semaine. Qui aura eu le mérite de me faire passer pour une fille dangereuse à qui il vaut mieux faire des risettes hypocrites tout en lui fichant la paix. Même qu'après, le Boss Taré, on aurait dit qu'il allait se mettre à pleurer. Et ça, j'ai grave aimé.
* J'ai aimé recevoir un texto du Sicilien le matin "Tu ma manques ma puce". Oui, on avait passé le dimanche ensemble. Donc j'ai encore plus aimé, dans mon coeur-de-midinette-rose-bonbon-à-fleurs.
MARDI
* Encore un trop mimi message du Sicilien "Ce soir on dort chez toi... bientôt chez nous". Alors là, je me rends comtpe que l'emménagement se précise. Re-emballement du coeur-de-midinette-rose-bonbon-à-fleurs.
* J'ai aimé aller travailler le soir à la pizzéria (habituellement je bosse que le week end là bas) et laisser le Siclien sur mon canapé avec ma Bestiole Adorée pendant ce temps là.
* J'ai aimé les retrouver tous les deux sur mon canapé en rentrant de la pizzéria. Et le Siclien avait passé un coup de balai et lavé les 3 verres qui trainaient dans l'évier.
MERCREDI
* Mon article sur le poids et la langue de bois en Grande Une section humeur. Et surtout, l'ouverture d'esprit de tout les lectrices alors que je m'attendais à me faire couper en deux, un peu.
* J'ai eu MON GRAND DELIRE de la semaine. Un fou rire de 35 min avec Meilleure Amie Bis, toujours en fouillant les blogs mode. Et là, on part d'un article avec une photo de chaussures approximatives (non carrément immondes, il faut le dire même si leur propriétaire ne serais sûrement pas d'accord avec mon avis. On n'aime pas trop les avis tranchés du côté mode de la blogosphère) et, de cliquage en cliquage, nous avons trouvé LES CHAUSSURES LES PLUS LAIDES DE LA CREATION. Et, comme je vous aime bien (non beaucoup, en vrai), je partage mon hilarité :
JEUDI
* Un tour à Alinéa avec le Sicilien pour repérer quelques meubles utiles à notre futur emménagement. J'ai trouvé un modèle de commode tout joli à 59€. J'vais en prendre 2 tiens. Comme ça, on arrivera à caler toutes nos affaires (ou du moins, on ne pourra pas dire que j'aurais pas essayé !).
* Ma Bestiole Adorée qui a réussi à se glisser entre nous sur le canapé et qui nous pousse discrètement de chaque côté pour prendre toute la place... Celle-là, elle fait 5kg mais c'est toujours elle la mieux installée à la fin !
VENDREDI
* Matage de Confessions Intimes avec la Bestiole Adorée dans les bras et le Sicilien qui dormait tranquillement dans ma chambre avant de se lever tôt pour travailler.
SAMEDI
* Le moment où je me suis assise et où j'ai regardé mon appart tout propre en sachant que tout était fait : ménage / lessive / courses / changement de draps. Et en plus, ça sentait bon le Carolin Fleur d'Oranger.
* Quand je me suis faite toute belle pour sortir avec le Siclien et des amis.
* Quand le Sicilien m'a demandé de le maquiller pour effacer les traces de faitgue dûes à 70h / semaine de boulot. Il m'a dit que j'étais une vraie magicienne avec du correcteur, du fond de teint et un peu de bronzer. Et moi, j'ai adoré maquiller mon homme !
* Quand on a dansé genre Dirty Dancing sur de la musique des années 80 et que tous les potes se sont poussés pour nous regarder. Comme dans les films. Oui je me la pète mais c'est pas tous les jours que tu peux te prendre pour Bébé (qu'il ne faut pas laisser dans un coin d'ailleurs, combien de fois faudra-t-il le répéter ?).
DIMANCHE
* La grasse matinée jusqu'à 11h dans les bras du Siclien et dans les poils de la Bestiole Adorée qui s'était invitée dans le lit.
* Le repas au resto avec ma belle-famille.
* Les pizzas ramenées du travail à 22h devant Braquage à l'Italienne.
(Con, en ce moment, tous mes dimanches sont parfaits... Je vais prendre un abonnement !)
Et vous, des p'tits bonheurs cette semaine ?
Je n'Suis pas un Héros
Je vous cale le décor : c'est mardi soir (tout autre jour peut faire l'affaire hein, on n'est pas là pour faire un article sur les mérites comparés du mardi et du jeudi. Bien qu'il soit évident que le meilleur soir, c'est le samedi puisque le Sicilien ne travaille pas dimanche) et vous regardez un film avec un gentil héros et un méchant pas beau. Bien sûr, ils ne sont pas d'accord.
Si c'est une comédie romantique, le héros veut épouser une jeune fille contre l'avis de son futur beau-père. Si c'est un film d'espionnage, le héros a trouvé et gardé des documents top-importants-hyper-secrets (mais bordel, pourquoi qu'ils les ont laissé traîner alors ???) que le méchant veut récupérer. Si c'est un film de mafieux, le héros refuse de buter quelqu'un sur les ordres du méchant big boss.
Et là, reviens souvent cette même phrase "Dites-moi votre prix, tout le monde a un prix". Ouais, parce que le méchant croit toujours que tout le monde s'achète, que le héros va lui demander une somme rondelette et que tout va s'arranger à sa convenance de vilain.
Pffff à croire que le méchant ne va jamais au ciné parce que c'est bien connu, les héros n'ont pas de prix. Eeeeet non. Le héros, c'est une race d'homme qui a le poil brillant, la dentition saine et l'honnêteté chevillée au corps. Le héros est incorruptible. Le héros est intègre. Le héros est... ouais bah, un héros quoi.
Et le méchant ne l'emportera pas au paradis (on devrait faire un jeu : et si j'essayais de caser une expression moisie et/ou une comparaison hasardeuse par article ?).
Moi, j'ai regardé les films du mardi soir (ou du mercredi. Ou du lundi. Pfff je croyais qu'on avait réglé cette question de jours tout à l'heure, ça suffit là !). Et, suite à certains événements de ces derniers jours, je dois me rendre à l'évidence : je ne suis pas une héroïne.
Faut dire qu'avec mon format mini pouce et ma cellulite au cul, je n'avais pas vraiment le profil hein. Mais j'sais pas, je m'étais dis qu'autant la Vie, elle est moins regardante que Spielberg sur le casting. Bah non. Cruelle déception (si vous aussi, vous vous sentez frustrées du du romanesque existentiel, vous pouvez venir pleurer : j'ai des mouchoirs en rab).
Bref. Donc. Je ne suis pas une héroïne. Parce que moi, j'ai un prix et je me suis vendue (à celles qui viennent de penser prostitution, je vous averti que je suis mortellement vexée. Mais, comme ça me fait rire les gens avec l'esprit mal placé, je vous pardonne. Ouais, je suis trop bonne).
Bon, là, je vous parle du Boss Taré, de mon licenciement et de ma vendetta personnelle (première partie ici). Et, comme je ne suis pas fière de moi, on va faire court : il n'y aura pas de guerre contre le Boss Taré. Pas de mise à mort, pas de guérilla juridique, pas de vengeance bureaucratique. J'ai accepté une rupture à l'amiable.
Sur les conseils d'un avocat hein. Bah oui, il paraît que, même si l'employeur invente des fautes, si je n'ai pas la preuve formelle du contraire, je serai déboutée aux Prud'Hommes. Et des preuves formelles je n'en ai pas. Par exemple, on n'a pas de pointeuse alors si il m'accuse de retards successifs, je ne pourrais rien prouver.
Alors, j'ai eu peur.
Et puis, j'ai crains que Boss Taré, si je n'acceptais pas (son chantage ?) sa proposition d'une rupture à l'amiable, me vire pour une faute lourde inventée de toutes pièces. Et du coup, le temps de prouver que je n'avais rien fait, ça aurait fait pas mal de mois où je n'aurais pas eu droit au chômage...
Alors, j'ai eu peur.
Pourtant, je sais bien que si Boss Taré insistait autant pour une rupture conventionnelle, c'est qu'il n'avait rien pour faire un licenciement pour faute.
J'ai hésité hein. Mais en fait, j'ai eu peur.
Et puis, il rajouté 400€ à ma prime (riquiqui) de licenciement et j'avais besoin de cet argent, rapport à ma chariotte qui doit être réparée.
Bref, en tout, ça fait 700€. Je ne suis pas une héroïne et, en plus, je ne coûte pas cher.
Si vous avez besoin d'un service qui exige que je jette au feu ma dignité, je peux vous donner l'adresse à laquelle expédier votre argent. Ca vous coûtera 700€. Je prends les cartes bancaires, les espèces, les lingot d'or et les chèques.
Pas encore les tickets resto, par contre.
Les Gros, les Maigres, la Langue de Bois et Moi
La blogo, c'est vraiment un monde dans le monde. Avec ses propres sujets de conversation et ses propres guerres civiles. Moi, remarquez, ça m'arrange vu que je n'allume jamais la télé à l'heure du Journal Télévisé. Bah vi, les présidentielles, je m'en balance et les malheurs du monde, je préfère qu'il restent chez eux plutôt que s'inviter dans mon salon.
Faut dire que je n'invite déjà pas ma cousine et son mari qui ne sont bons qu'à parler de musique classique, de bio et d'art contemporain; alors j'vais pas inviter les famines, les cyclones et la crise économique à se poser sur mon canap et à boire le café. D'ailleurs, du café je n'en offre plus, rapport à cette pute de crise, qui vend la dosette de Senseo comme si elle était en or massif.
Du coup, la seule actu que je suis, c'est celle des blogs. C'est ballot, vous en conviendrez, car ça n'ajoute rien à ma brillante (ou pas) conversation en société. Et ouais, les blogs, le commun des mortels s'en balance. Comme moi du JT.
Enfin bon, tout ça pour dire que la tendance du moment (à part taper sur les filles qui gagnent 4 sous grâce à leur blog... sujet tellement récurrent qu'il en devient aussi chiant que le JT de 13h sur TF1), c'est le poids. Oui, le poids genre combien que vous pesez donc quand vous montez, à poil et après avoir pisser (quelle fille ne sait pas ça ??), sur votre balance.
Con, le sujet pourrait être riche, dites donc. Avec l'armada de filles qu'on est, on aurait pu en faire un thème passionant, plein de débats et d'argumentaires contradictoires.
Ouais. Sauf que non.
Visiblement, c'est un sujet qui a tendance à faire vivre les bloggeuses au pays de Candy, dans un monde rose bonbon où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et surtout, tout le monde il est d'accord.
Putain, dommage qu'on ai pas pensé à parler double menton ou os qui pointent avec les talibans; autant, les tours seraient encore là.
Donc moi, je vais donner mon avis et sans langue de bois (de toutes façons, je ne mange pas les abats).
Kate Winslet EST ronde. Et vi. Parce que ronde, qu'est ce que ça veut dire ? Ca veut dire qu'il y a des formes, des rondeurs, de la pulposité (mot inventé par moi n'ayant rien à voir avec la pilosité hein). Et Kate, bah elle a des fesses, des seins et un peu de gras sur les hanches. Donc oui, elle est ronde.
Commencez pas à me dire "comme tout le monde" ou "oui, mais elle est belle quand même", c'est pas la question. Est-ce que j'ai dis qu'elle était moche, d'abord ? Je l'ai pas insulté, l'héroïne de Titanic, mais elle a des rondeurs donc elle est ronde (A+B=C, moi, je me trouve logique).
Parce qu'en fait, le problème c'est ça : le politiquement correct. On a des mots, tout le monde fout des connotations derrière et hop ! (ça ne fait toujours pas des Chocapics) ça fait du froissage de susceptibilités.
Alors, pour reprendre dans l'ordre, il y a les maigres, au dessus c'est les minces, après c'est les ronds, puis les gros et enfin les obèses. En tout cas, moi je le vois comme ça. Et ça a le mérite d'appeler un chat, un chat.
Je ne suis pas en train de dire qu'il y a quoique ce soit de mal à être maigre ou gros hein. Juste qu'on pourrait mettre les bons mots sur les bonnes choses, ça irait plus vite.
Moi, avant, je m'habillais en 44. Et beh, je ne faisais pas un foin comme quoi, en fait j'étais mince, mais qu'à cause de la dictature des médias on me "traitait" de ronde. Bah non, parce que ronde je l'étais et avec toute la panoplie de petits bourrelets au bidou et de cuisses qui faisaient froutch-froutch à chaque pas.
Après, j'ai encore grossi et je suis devenue grosse. Genre, quand tu ne vois plus trop où devrait se situer la taille et les hanches de la nana au milieu du gras. Ca ballotait dans tous les sens, j'étais grosse.
Et puis, j'ai trouvé ça moche, je ne me plaisais pas alors j'ai maigri. Ca a pris 2 ans, j'ai galéré. Mais maintenant je fais 10kg de moins que ma taille et mes jean c'est du 36. Je suis mince.
A tous les poids, il y a eu des gens pour m'aimer, des mecs pour me désirer et des fringues pour me mettre en valeur. T'es pas moche parce que t'as du gras hein. N'importe quelle femme peut être belle, elle le sera à sa façon.
Par contre, ce qui est moche, c'est de s'insurger contre tout et n'importe quoi au nom de la bonne morale bisounousienne (mot latin dérivé de bisounours / bisounoursae / bisounoursis). Sans déconner, ça sert à quoi de venir gueuler au scandale parce qu'on qualifie une fille qui fait du 42/44 de "ronde" ? Il est où le souci ?
Y a pas besoin de revendiquer que, le 42 étant la taille moyenne des françaises, on ne peut pas appeler ça "rond" ! Et si la majorité des françaises étaient rondes, tout simplement ?
Faudrait voir à arrêter de crier à l'insulte. Une femme "ronde", une femme "grosse", une femme "maigre"; ça n'est pas une insulte, c'est une constation. Il n'y a aucun jusgement de beauté ou de laideur. Tiens, si je dis une femme "blonde" et une femme "brune", ça vous choque ?
Ce sont juste des mots, des qualificatifs, c'est vous qui mettez l'insulte derrière. Et si vous vous sentez mal à l'aise avec ça, vous devriez peut être changer quelque chose à votre poids et à votre relation avec votre corps.
Soit on est bien comme on est, soit on essaie de changer. Ca sera plus constructif que de sortir les banderoles pour déclencher une guérilla envers l'industrie de la mode ou les Unes de certains magazines.
Parfois, certaines ne peuvent pas changer -pour raisons médicales, financières ou autre- et c'est LA qu'est le vrai drame du poids.
Pas dans les tailles, pas dans les mots.
Le Fameux TAG des 11
Bon alors, je ne vais pas passer 306 ans à vous expliquer ce que c'est, la blogosphère en est pleine, il est présent à tous les coins de blogs : le TAG des 11.
Et en plus, si vous avez lu mon article d'hier matin (si vous ne l'avez pas lu, je vais bouder fort, je vous averti. Et je vais choper des vilaines rides d'expression grognon, ce qui me fera bouder encore plus. Bref, si vous ne voulez pas avoir mes futurs liftings sur la conscience... Faut cliquer sur l'article d'hier matin), vous aurez bien compris que je ne suis pas pleine de verve littéraire aujourd"hui.
Ouais, nan, j'suis plutôt pleine de j'enaimarre-itude. Rapport au fait que moi et ma gastro, on a été coincées au bureau toute la journée, avec pour seule compagnie le Boss Taré...Meilleure Amie Bis n'était pas là, sa file est malade. D'ailleurs, si il y avait parmi vous une ou deux mamans diplômées en bisous magiques, je veux bien vous donner l'adresse à laquelle les expédier. Comme ça, la petite ira mieux et moi je récupèrerai mon bînome pour faire face à la chiantise journalière.
Donc, au milieu de tant de joie, de bonheur, de maux de ventre et d'ennui mortel, Ness m'a taggé. LE fameux tag des 11 questions. Je vous mets là les règles, histoire que vous puissiez voir ensuite à quel point j'suis trop une rebelle. Ou une feignasse.
- Vous devez poster les règles
- Chaque personnes devra écrire 11 choses à propos d'elle sur leurs blogs.
- Vous devez Répondre aux 11 questions que je vous propose , puis créer 11 nouvelles questions pour les personnes taguées.
- Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leurs blogs sur votre post.
- Rendez vous sur leurs blogs afin de leur dire qu'ils/elles ont été tagués.
- Ne faire aucun tag sans les prévenir
- Il ne doit pas y avoir d'information à propos de nous dans la section Tag.
- Vous devez obligatoirement taguer 11 personnes.
Bon, si vous venez de finir de lire lesdites règles, je peux maintenant vous dire que vous l'avez fait pour rien. Eh oui. Moi, je vais juste répondre aux questions de Ness, qui a fait ça très tout comme il faut et qui a pensé à des questions pas bêtes du tout.
1. Si on te demande d'évoquer un souvenir olfactif, quel est le premier qui te viens à l'esprit?
Oulaaa, moi j’ai plein de souvenirs avec mon nez, des souvenirs bien cachés qui ressortent dès qu’une odeur familière (même familière d’y a très longtemps) passe à proximité. Alors… mon premier souvenir olfactif, je dirais que c’est l’odeur de Monsieur Père, quand il rentrait du travail le soir. Il travaillait dans une usine de bitume (ouais, le truc noir qu’on met sur les routes, et sur les toits pour pas que ça prenne la flotte) et le soir, il sentait toujours cette odeur chimique des produits qu’il avait manipulé toute la journée. Une odeur qui s’apparente un peu à celle de l’essence en fait. Mélangée à l’odeur de son parfum et de son après-rasage (Roland Garros) ; ça faisait un bon cocktail Molotov spécialité défrisage de poils de nez. Madame Mère l’envoyait se laver dès qu’il rentrait mais moi, j’adorais cette odeur. D’ailleurs, même maintenant, je kiffe l’odeur de l’essence. Et comme je ne peux pas toujours expliquer pourquoi, je passe pour quelqu’un de bizarre. Ok, je le suis.
2. Quel était ton jouet préféré quand tu étais enfant?
Honnêtement, je n’ai pas souvenir d’un jouet en particulier. J’ai été une petite fille très gâtée et j’avais tout plein de jouets qui se disputaient mes faveurs. Paraît que quand j’étais toute naine, je trimballais partout un lapin en peluche baptisé Pinpin (vous noterez l’originalité fulgurante de ce nom : une surdouée littéraire était née. Ou pas.). J’ai toujours la peluche, je n’ai pas les souvenirs par contre. Mais si je la bazarde, je crois que ça fera de la peine à Madame Mère…
3. Quel est ton premier souvenir de lecture?
Ah non, faut pas me brancher sur la lecture sinon ça ne va plus être un TAG, ça va devenir un roman ! Alors, en vrac parce qu’il y en a trop :
- Madame Mère qui me lisait une histoire tous les soirs et pas de la merdaille genre « 365 petites histoires pour enfant », le truc tout pourri qui dure 3 min hein ! Non non, 45 min tout les soirs avec l’intégrale de Jules Verne, La Petite Maison dans la Prairie(les 7 tomes !), la comtesse de Ségur (aaaahhh Les Malheurs de Sophie, qu’est ce que j’ai kiffé !).
- La première phrase que j’ai enfin déchiffré seule dans mon livre de lecture du CP « La tortue Marguerite mange de la salade ». Comment j’ai été fière ! D’ailleurs, mes parents m’ont offert cette année là une tortue que j’avais baptisé Marguerite (et que ce soit clair : non, je ne trouve pas que c’est plus adapté pour une vache. Ok ?)
- Tous mes livres de la Bibliothèque Rose, de la Bibliothèque Bleue et de la Bibliothèque Verte qui s’empilaient sur mes étagères. Et je les ai tous gardés pour les offrir à mes enfants plus tard !
- Ma cousine qui cherchait les œufs de Pâques dans le jardin pendant que moi, je cherchais mes livres de Pâques… Bah je n’aimais pas le chocolat !
Y en a encore plein mais on va passer à la question suivante sinon je sens que ce tag va tourner en eau de boudin.
4. Quel est ta spécialité culinaire?
Ma spécialité culinaire… en fait, je cuisine pas trop mal mais je pense que mes amis diraient... le tartare de saumon. C’est vite fait, c’est pas compliqué et il suffit de savoir bien doser. Et moi, je gère le dosage ! Sinon j’suis une tuerie en risottos aussi.
5. Quel est ton petit déjeuner parfait?
Mon petit déjeuner parfait, c’est celui du dimanche : pris à midi avec le Sicilien, tartines de confiture et jus de fruits. Et en pyjama devant la télé, sinon ça compte pas !
6. Quelle est la gourmandise qui te fais complètement perdre la raison?
Les sushis ! Alors là, ceux qui ont eu la bonne idée de ramener le concept en France mériteraient d’être canonisés ! Sans déconner, les sushis c’est bon, c’est beau, c’est frais… C’est trop la vie quoi ! Comment ça, il y a des gens qui n’aiment pas le poisson cru ? Mais de quel droit d’abord ? Oh et beh ça en fera plus pour moi !
7. Si tu pouvais voyager dans le temps, quelle époque choisirais-tu et pourquoi?
Si je pouvais voyager dans le temps, j’irais direct dans les années folles. Je ferais meneuse de revue avec une robe charleston, un bandeau à paillettes et un boa. Et je traînerais toute la nuit dans des clubs de jazz. J’aurais une coupe de cheveux comme Uma Thurman dans Pulp Fiction. Et je fumerais avec un porte cigarette. Allez Doc, ramène la Dolorean, on y va !
8. Si ta maison brûlais (c'est pour du faux hein), quels sont les 3 objets que tu emporterais avec toi?
Bon, déjà, je suis contre le fait que ma maison brûle. Ca, c’est dit. Nan parce qu’en fait, si je voulais emporter tout ce que je veux, il faudrait que je mette tout dans des valises. Quoique, si ma maison brûlait, j’emporterais 3 valises pleines de ce que je ne veux pas perdre (mon ordi, mes journaux intimes toutes générations, mes livres, mes bijoux, le sac Longchamp offert par le Sicilien, certaines de mes chaussures…). Bien sûr, je pars du principe que ma chienne n’est pas une chose et qu’elle est déjà sortie toute seule de la maison qui crâme. Sinon, je laisse les valises, j’attrape la Bestiole Adorée et le compte est bon !
9. A quel personnage de film, série ou roman pourrais-tu t'identifier? Pourquoi?
Je suis Ted, dans How I Met Your Mother. Définitivement. J’me prends plein de baffe de l’amour mais je ne baisse jamais les bras. Et j’avoue que j’ai également le petit côté intello-je-sais-tout.
10. Plutôt carnet-stylo ou traitement de texte, pour le premier jet de tes notes de blog?
Papier et stylo, toujours ! J’ai plusieurs cahiers, que je planque dans différents endroits pour que le Sicilien ne puisse pas mettre la main dessus. J’écris, je corrige, je gribouille et je rature. Et après je recopie sur le blog. Si jamais je n’ai pas un cahier sur moi, je fais pareil sur des feuilles de brouillon et après… je les range dans un des cahiers. Ouais, j’suis dingue. Je plaide coupable.
11. Peux-tu nous expliquer, au choix, ton pseudo, ta bannière ou le titre de ton blog?
Pffff alors oui je pourrais, sauf qu’il n’y a pas d’explication de folie hein. Le nom du blog vient d’une association d’idées car je voulais l’appeler « Le Blog de la Fille d’A Côté ». Sauf que c’est déjà pris. Et que La Filled’A Côté, c’est devenu une copine de blogo. Du coup, j’ai pondu Le Blog Côté Moi. Avec le recul, j’aurais du l’appeler Le Côté Moi : ça aurait été plus simple et puis j’ai tendance à l’appeler comme ça. Tant pis, trop tard.
Sinon, moi j'aimerais bien savoir quelle période vous auriez choisi pour un voyage dans le temps... Vous me dites ça en commentaire ? (S'il vous plaît très chères lectrices, sans vouloir vous commander hein)









