Bon, on va se mentir, des fois y a des mauvaises passes. Ouais.

Pas des mauvais moments comme quand j'ai oublié d'acheter du Coca Light (ma drogue quotidienne), que j'ai 3 tonnes de linges à laver (comment fais donc un mec pour salir 2 fois plus de linge que moi ?) ou que j'ai finis ma crème de nuit le samedi soir (sisi c'est un coup dur pour ma peau. Carrément).

Non, du vrai sale moment, de la vie qui semble partir en sucette comme un rouleau de papier Q qui tombe et se dévide sur le carrelage de la salle de bain (image poétique s'il en est).

Des fois où j'ai l'impression que mon couple se délite doucement, que vivre ensemble était une connerie énorme, qu'on va finir par ne plus s'aimer. Et ça fait flipper en dedans.

escargotLes moments comme ça, je les vis dans ma coquille. Je me replie, je tourne et retourne dans ma tête, je n'ai pas envie de parler. Du coup, je ne bloggue pas. Suite logique. Même si je sais que ça me ferait peut-être du bien, que votre soutien m'aidera... Bah je n'en profite pas. Je fais l'escargot (par contre, je ne bave pas partout, on n'est pas dans un remake de l'Exorciste hein).

Bref, on ne va pas verser dans le sentimentalisme hein, ça n'allait pas. J'ai bien cru qu'on allait se séparer. Et puis...

Et puis on a réussi a communiquer. A s'écouter. A aller l'un vers l'autre. On a réussi a combler le fossé qui s'était creusé petit à petit.

Alors je suis restée dans ma coquille. Pour profiter du calme retrouvé. Pour profiter d'avoir envie qu'il rentre le soir au lieu de le redouter. Parce que je sais que les moments de grâce ne durent pas tout le temps. Du coup, je n'ai pas bloggé.

Parce que je suis une fille escargot. Ouais.