Il faut vous dire que je pensais être une super Totally Spie bloggesque. Ouais, genre Fantômette (alala l'héroine incontournable de mon enfance avec son collant jaune moutarde et son loup noir. D'ailleurs, heureusement que Fantomette était une fille sinon elle aurait fait franchement gay) ou Mme Smith (mais siiiiii le film où Angelina a rencontré Brad), bref une fille avec une double vie passionante et - bien sûr- totalement secrète.

D'ailleurs, j'étais over fière de moi, rapport au fait que c'était le premier secret que j'arrivais réellement à garder de ma vie. C'est pas que je sois une pipelette hein, c'est juste que les secrets, c'est un truc qui me brûle la langue genre piment rouge du Mexique. Donc, j'ai une technique bien rôdée : je trouve une personne qui se fout totalement du secret que je dois garder, qui ne connait aucun des protagonistes du pataques et je lui raconte. Ca ne sert à rien, la personne s'en fout mais ça me fait l'effet d'un verre d'eau froide après le piment. Et ça ne fait de mal à personne. Techniquement, le secret est toujours gardé puisqu'il n'y a aucune conséquences.

Sauf que là, je ne pouvais pas appliquer ladite technique. Et du coup ça n'a pas été facile mai je n'ai pas craqué (sauf auprès de The Best One et de Meilleure Amie Bis mais ça ne compte pas parce qu'elles ne jugent pas).

Mais maintenant, je vis avec le Sicilien et ça me complique pas mal la vie bloggesque. Et oui, entre les moments où il est là = pas d'articles, les moments où il faut faire le ménage = pas d'articles, les moments où il faut faire les courses = pas d'articles, les moments où je me pomponne = pas d'articles... Mon blog ressemble au désert de Gobie.

prise-de-note

Du coup, j'ai pris la décision d'en parler au Sicilien. En marchant sur des oeufs. En redoutant qu'il veuille lire. Je suis restée assez évasive genre "tu sais, j'écris un blog sur Internet, je raconte un peu ma vie mais je ne mets aucuns noms, ne t'inquiète pas. Faut toujours que je papote, tu me connais hein, j'suis tellement bavarde, ahahahaha"...

Bon bah, j'annonce : j'ai stressé pour rien. Que dalle. Niveau de réaction de la part du Sicilen : -49 sur l'échelle de Richter.

J'ai eu droit à un regard un peu bovin, une interruption d'environ 5 secondes dans l'activité en cours (massacrage de méchants ennemis dans un jeu vidéo quelconque) et un commentaire : "Mais tu écris pour... euuuhhh... t'amuser ?" - "C'est ça." - "Ah. C'est bizarre. T'es vraiment une intello hein". Replongeage aussi sec dans le massacre sus-mentionné.

 

Le bon côté de la chose, c'est qu'il ne s'étonne pas quand je pars m'enfermer dans la chambre avec mon petit cahier et un stylo.

 

Le mauvais côté ... Mais comment ça on s'en fout ????? Oui ça m'arrange mais c'est vexant un peu, merde !