Depuis un peu plus d'une semaine, je suis au chômage. Ca faisait 2 an et demi que ça ne m'était pas arrivé et, si on croit les chiffres du chomdu chez les jeunes, je peux me considérer comme une super héroïne. Ou quasiment. Ou carrément.

 

En plus, je ne suis pas encore officiellement chômeuse : je réalise à la maison ma période de préavis pré-prise d'effet de ma rupture conventionnelle de contrat. C'est beau les mots.

En vrai, ça veut dire que Boss Taré préfère gaspiller l'argent de l'entreprise à me laisser chez moi pour mon dernier mois obligatoire plutôt que me faire venir dans les locaux pour que je lui fasse gagner encore encore un peu de fric. (Cette phrase était d'une longueur sans fin, j'adresse mes excuses personnelles aux grands dieux de la syntaxe). Cet homme ? abruti ? fou furieux ? est une source d'admiration éternelle pour moi.

 

Du coup, j'en avais conclu que je pourrais faire des grasses mat sans culpabiliser et traîner en pyjama devant les téléfilms de M6. Oui, j'ai des rêves existentiels super évolués.

Ah oui, j'ai entrevu également la délicieuse possiblité de faire mon shampoing l'après-midi et avoir tout le temps de me lisser les cheveux ensuite (j'ai le poil capillaire crépu, le forcer à être lisse prend énormément de temps). Je m'épate d'ambitions.

Bref, j'ai déroulé dans ma tête un long défilé de moments de glande intense, tous autorisés par la phrase magique "De toutes façons, je ne peux pas retravailler avant un mois, je suis encore sous contrat avec Boss Taré". Hmmmm j'adore.

 

Ouais. Sauf que.

Le Sicilien emménage chez moi et j'ai donc dû trier et ranger l'intégralité de mes affaires pour lui faire de la place. Le Sicilien a chopé la crève et me l'a gentillement refilée. Le Sicilien est un homme, qui travaille beaucoup de surcroît, et mange donc un vrai repas le soir.

overbookée

Je fais donc des grasses mat fiévreuses avec un paquet de mouchoirs, dans une chambre qui sent le spray à l'eucalyptus.

Je traîne en pyjama au milieu de piles de trucs à ranger / jeter / utiliser / remettre dans un coin / donner avec le téléfilm de la Six en fond sonore (malheureusement, mon cerveau shooté au sirop contre la toux ne comprend pas l'intrigue. Oui, mon sirop est très efficace).

Je me torture l'esprit avec deux questions récurrentes : que dois-je mettre dans mon caddy ? Et, avec tout ça, qu'est-ce que je fais à manger ce soir ? Il paraît qu'une brique de soupe et un yaourt ne suffisent pas à un homme de 25 ans. Moi, je dis que le concept de l'entrée - plat - dessert a été inventé pour m'emmerder. Si si, c'est un complot. J'en suis sûre.

 

Enfin, bienvenue dans ma vie de presque-chômeuse-pas-encore-glandeuse. Et le lavage de cheveux longue durée ? Oh beh, j'essairais de le caser entre deux cartons, un pshit à l'eucalyptus et un saut au supermarché.

Ou alors, je les garderai sales. Ce sera mon acte de paresse personnel.