Bon beh voilà, je vais me faire virer. Ouais, genre mise au chômage-licenciée-lourdée. Tu prends ton solde de tout comtpe et tu dégages : la porte est là, merci.

 

code travailSi vous me demandez pourquoi, je serais bien incapable de vous répondre. Enfin si, Boss Taré ne m'aime pas, ça c'est sûr. Faut dire qu'il ne supporte pas grand monde puisque je suis la 7ème à partir en 10 ans. Ouais, quand même. Il a un taux de rendement assez inédit pour ce qui est de fournir de la matière première à Pôle Emploi. Je me doutais bien que ça me pendait au nez, guidée sur le chemin de la clairvoyance par le harcèlement moral que je vivais depuis des mois (une assez bonne indication qui minimise mon talent de devin, chiotte)

Par contre, je ne sais pas quels motifs il va officiellement invoquer. Non, parce que "mon employée n'a pas voulu devenir mon amie", ça ne fait pas très crédible. A moins qu'il existe quelque part dans son cerveau mal irrigué, une contrée verdoyante où il a droit de vie et de mort sur les "petites gens" qui l'entourent. Ca expliquerait pas mal de choses.

En parlant de la contrée verdoyante sus-mentionnée, je ne vous conseille pas d'aller y passer vos vacances, sous peine de finir étouffées dans votre sommeil si vous avez l'indécence de n'être ni raciste, ni homophobe, ni commère, ni moralisatrice. Enfin, si vous n'êtes pas tarée quoi (mais du coup, vous êtes les bienvenues sur mon blog alors ça compense).


Le pire dans tout ça, c'est sa lâcheté. Genre, tu sens le mec qui ne se sert tellement pas souvent de ses couilles qu'il a du mal à les localiser dans son pantalon (quelqu'un aurait-il un GPS?). 5 jours qu'il a dit à Meilleure Amie Bis que j'étais virée. 5 jours qu'à moi, il n'ose rien me dire. Faut admettre qu'avec mon 1m60, 50kg, je fais sûrement un peu peur. Il doit redouter une prise de catch édition spéciale MiniPouce.

 

Hier, j'ai fini par lui demander. Entre deux dossiers, l'air de rien et voix glaciale : "Dis, Boss Taré, tu comptes m'en parler un jour que je suis virée ?". Con, quand il a levé les yeux, ça valait son pesant de cacahouètes (et j'ai regretté de ne pas pouvoir prendre de photo en scred) : l'imitation parfaite du lapin pris dans les phares. Même qu'il s'est trompé de vocation, c'est imitateur d'animaux agonisants qu'il aurait dû faire dans la vie (sûre qu'il aurait remplie la salle des fêtes de Trifouillis les Oies et de Tataouine les Bains). Après quelques borgborygmes, il a réussi à sortir "Eeeuuuhhh oui, on en parlera la semaine prochaine. Lundi, je serais au point". Je lui ai demandé si je pouvais savoir les raisons qu'il allait invoquer et il m'a répondu qu'on verrait lundi aussi. Là, j'ai pas pu m'en empecher : "Ah ok, c'est que tu cherches encore".  

 

Alors moi je te le dis, Boss Taré. Toi, tu ne sais pas encore mais moi, je peux te promettre que tu vas en bouffer de la Chelsea enragée. Pour toutes les fois où je suis venue bosser la boule au ventre, pour toutes les fois où tu as été injuste avec moi, pour tout ce que j'ai peur de retomber dans la précarité.

Tu vas avoir droit à la totale : Prud'hommes, courriers recommandés et avocats. Parce que moi, je vais peut être finir au chômage à toucher 800 € par mois et à ne pas savoir comment je vais réussir à payer mon loyer mais toi... Toi, je vais te faire passer de taré à dépressif et, quand ça sera fini, tu compteras les minutes de tes nuits d'insomnie en bouffant des Lexomils comme des Smarties. 

 

Ouais, j'ai la haine. Chelsea s'en va-t- en guerre.