J'avais prévu de vous faire un article tout beau à propos de la semaine qui précède Noël. Ouais, parce que la semaine d'avant Noël, en bonne Noël addict, c'est trop mon moment préféré de l'année (avec les vacances d'été à la plage, les fondues savoyardes au ski et aussi le mois de spetembre.... Ah oui et aussi le premier barbec/pétanque de l'année. Bref, j'ai plein de moments préférés et je kiffe ma life. Oh yeah baby). 

Donc, pour aujourd'hui, j'avais prévu un post plein de bonheur, de joie, d'amour et de guirlandes qui clignotent. Même que je vous aurais parlé de mon espoir qu'il y ait de la neige pour le réveillon, de ma surconsommation de dessins animés, de ma gorge qui fait mal à force de chantonner "Jingle Bell, Jingle Bell, la la lalala". Même que j'aurais utilisé des mots comme "chaleureux", "brillant", "douillet" et "retrouvailles". Du bel article qui fait chaud dans le coeur avec option paillettes et vin chaud.

 

Sauf que non.

 

Ca, c'est comment je me sens d'habitude avant Noël mais cette année, il y a un lutin dégénéré qui s'évertue à me gâcher ma joie pré -noëlienne.

J'ai nommé le Boss Taré.

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Alors c'est pas nouveau hein, ça fait un an que je travaille là et ça fait 6 mois qu'il focalise conscienceusement sur moi. On est 3 dans la boîte, lui compris. Ambiance, ambiance.

Du coup, il traque tout ce que je fais et comme il ne trouve rien de répréhensible dans le travail que je fourni (ouais, j'suis peut être pas parfaite mais j'essaie de bien faire le travail pour lequel je suis payée), il trouve autre chose.

 

 

 

De petis yeux suite à une nuit trop courte ? Je lui fais la gueule !

Concentrée dans un dossier, je ne papote pas ? J'ai un problème avec les hommes !

Il est occupé alors je gère seule un dossier ? Je suis trop perso et je ne supporte pas le travail d'équipe !

etc,etc...

 

Bref, si vous n'avez pas saisi, je vais faire simple : je suis le Mal. Oui oui. Même que c'est une sacrée responsabilité hein. Z'imaginez, si j'oubliais et que je me laissais aller à être gentille ? Non, pas de risques, même quand je fais tous les efforts du monde, je ne trouve jamais grâce aux yeux du Boss Taré. 

 

Mais moi, au fond de moi, ça me fait de la peine d'être le Mal vous savez ? Ca me gonfle d'être espionnée toute la journée avec des sourires hypocrites...

 

Du coup j'ai demandé à ma collègue (qui est également Meilleure Amie Bis) si c'était pas un peu de ma faute, quand même, tout ça (la remise en question est mon amie).

La réponse a été édifiante : en 12 ans de boîte, elle a vu défiler 8 collaborateurs. Le Boss Taré n'a supporté qu'elle. D'ailleurs, elle est la seule a être encore là. C'est les chaises musicales dans mon entreprise et dans la tête du Boss Taré, ça doit être un sacré remixe d'Alice au Pays des Merveilles. Niveau d'absurdité et d'injustice optimal. Qu'on lui coupe la têêêêête !!!!

 

Le souci entre moi et le Boss Taré est survenu il y a quelques mois, quand il a voulu commencer à passer de relation professionnelle à personnelle. Halte là, je ne vous parle pas de harcelement sexuel ! (faites pas genre, vous y avez pensé, petites coquines)

Non, le Boss Taré, il a voulu devenir mon ami. Sauf que mes amis, je les choisis, merci bien et je n'ai pas encore créé de catégorie pour les postulants au titre capables de dire que "les homos devraient avoir la décence de se cacher" ou qu'"il faut brûler les Arabes". Ouais, j'suis peut être pas assez tolérante, mea culpa.

J'aurais dû le suivre dans son délire et organiser des soirées entre amis avec le Boss Taré, Ma Lesbienne (Meilleure Amie 3), Mon Meilleur Ami Gay et mon pote Akim, algérien de son état. Ca aurait été fendard, ça aurait été détendu, ça aurait été le bonheur sur terre. 

 

Donc cette année, ma semaine d'avant Noël, c'est un open space avec un Boss Taré qui déverse ses conneries à 40 cm de mon oreille (oui, les bureaux sont proches) 8h par jour et une Meilleure Amie Bis avec qui j'essaie de faire tourner la boîte.

 

Faut se dire que c'est bientôt fini, il a décidé que si ça ne s'arrangeait pas, il trouverait un prétexte pour me virer. Il l'a déjà fait avec un ancien employé, ça ne devrait pas m'étonner. Mais moi, comme une gourdasse, j'essaie encore d'arranger les choses. Mais je ne trouve pas... j'ai déjà tout essayé. Sauf le Lexomil dans son café ou les chocs électriques dans son cerveau qui tourne pas rond. Mais comme je ne veux pas passer par la case prison (sans toucher les 20000 francs), ça risque d'être prochainement Bonjour Chomâge.

 

Heureusement qu'en un an, ma collègue est devenue Meilleure Amie Bis, j'vais me concentrer là dessus pour sauver ma semaine d'avant Noël.

Autant, vous y aurez droit à l'article optimiste qui sent le houx et la bûche glacée. Ou pas.